Pour qui nous travaillons

Une retouche utile se reconnaît à une chose : la personne repart avec un vêtement qu'elle portera vraiment. Voici trois situations réelles croisées au comptoir du 109 boulevard Carnot.

Le costume de mariage à Cabestany

Karim D., agent immobilier à Cabestany, est arrivé un mardi de février avec un costume acheté en ligne, taille 50, épaules trop larges de deux centimètres et bas de pantalon à reprendre de sept centimètres, alors qu'il se mariait le 12 avril et que deux retours au vendeur n'avaient rien réglé. Julien Simon, à l'accueil, a pris les mesures en dix minutes, puis a proposé une reprise d'épaules, un raccourcissement des manches et un ourlet à 1,5 cm du sol, chaussures portées.

Le travail a demandé neuf jours ouvrés et deux essayages. Olivier Robert a noté sur la fiche un détail qui change tout : Karim marche avec une légère asymétrie d'épaule droite, ce qui explique un tombé différent entre le côté gauche et le côté droit, et sans cette note la veste aurait tiré au premier mouvement.

Ce profil nous convient.

Le vêtement existe déjà, il est porté une fois, une date fixe la contrainte, et cela suffit à cadrer la commande sans qu'on ait besoin de deviner quoi que ce soit sur les intentions du client.

Ce n'est pas pour quelqu'un qui veut faire copier un costume entier sans essayage intermédiaire.

La copie à distance, sans passage au comptoir, nous ne la faisons pas, et ce n'est pas une question de place dans l'agenda mais de méthode : un vêtement qu'on ne voit pas porté ne se retouche pas correctement.

Les blousons du club de Saint-Assiscle

Le club de rugby amateur de Saint-Assiscle est venu en octobre avec dix-sept blousons de survêtement, fermetures éclair grippées pour onze d'entre eux, écussons décousus sur six, budget serré et premier match à domicile dans trois semaines.

Marie Michel, au stock, a commandé douze fermetures inox de calibre 8 et cinq fermetures de calibre 5, plus de la toile renforcée pour les coudes.

Quinze blousons ont été rendus en douze jours. Le total est resté sous les 40 euros par pièce, main-d'œuvre comprise.

Deux blousons ont demandé un remplacement complet du zip à glissière sur le devant, et le trésorier, M. Bertrand Cayrol, a validé le devis par courriel le lendemain de la commande.

Le tissu était déjà fatigué, nous l'avons dit avant de commencer : un blouson de 2016 qui a servi deux saisons extérieures ne se refait pas à neuf, il se remet en état de jouer.

Ce n'est pas pour un club qui veut la garantie d'un résultat identique à un blouson neuf.

La chemise de la librairie du centre-ville

La librairie Torcatis, rue des Marchands, a apporté en mars quatre chemises de travail pour l'équipe, col abîmé et poignets effilochés, parce que le gérant, M. Pascal Rieu, préférait garder la coupe d'origine plutôt que de recommander du neuf en espérant que la nouvelle série taille pareil.

Marie Thomas, au service client, a proposé un col retourné et des poignets reconstruits dans un coton proche du bleu initial, légèrement plus clair, ce qui reste visible à trente centimètres.

La teinte ne correspondait pas parfaitement. Il le savait.

Quatre chemises, six jours, aucun essayage nécessaire, et une note écrite sur le bon de commande pour éviter toute discussion au retrait.

Ce n'est pas pour quelqu'un qui cherche une teinte exacte sur un tissu délavé depuis plusieurs années, parce que sur un vêtement qui a vécu, une pièce rapportée se voit et nous le disons à l'avance.

Qui nous ne servons pas

Nous ne prenons pas les commandes d'uniformes professionnels en grande série, au-delà d'une vingtaine de pièces identiques, parce que le boulevard Carnot n'a ni la place ni la chaîne de production pour cela et que l'atelier travaille pièce par pièce.

Nous ne faisons pas non plus de retouche sur des vêtements dont le tissu est déchiré sur plus de la moitié de sa surface, ni sur des doublures moisies, ni sur des cuirs dont le grain part en poussière au toucher. Marie Michel refuse ces pièces au dépôt.

Nous ne confectionnons pas de vêtements de protection, de combinaisons ignifugées, de tenues médicales ni d'équipements soumis à une norme, et nous ne revendiquons aucune qualification dans ces domaines.

Nous ne travaillons pas à distance sur des mesures envoyées par message : un vêtement qui ne passe pas par le comptoir du 109 boulevard Carnot ne passe pas par l'atelier, quelle que soit la précision des chiffres transmis.

Nous ne faisons pas de vêtements de scène, de costumes de théâtre à contraintes techniques lourdes, ni de pièces destinées à un défilé, car le rythme et les délais de ces demandes sont incompatibles avec nos neuf jours ouvrés moyens et avec le peu de marge que laisse un essayage unique.

Enfin, nous ne promettons ni date garantie sur un travail jamais vu, ni résultat invisible. Un ourlet se voit si on le cherche.

Les cas qui reviennent le plus

Sur les douze derniers mois, au 109 boulevard Carnot, la majorité des demandes concerne des ourlets de pantalon, des reprises de fermeture éclair et des ajustements de taille, puis viennent les boutonnières à refaire sur des vestes de travail et les doublures de manteau à remplacer avant l'hiver.

Le client type a un vêtement qu'il aime, qui lui va presque, et il préfère le faire ajuster plutôt que d'en racheter un. Cela vaut pour un jean à 60 euros comme pour une veste à 400 euros.

Le rendez-vous se prend par téléphone au 04 27 98 97 58 ou par courriel à [email protected]. Comptez quinze à vingt minutes.

Lundi au jeudi, l'atelier reçoit de 8h30 à 17h30, et le vendredi la journée s'arrête à 15h00, le week-end l'atelier est fermé.

Depuis 2013, l'activité tourne sous Alodycore SARL, avec quatre personnes au comptoir et en atelier : Olivier Robert pour les rendez-vous, Julien Simon à l'accueil, Marie Michel au stock, Marie Thomas au service client, et personne d'autre ne travaille ici.

Le site alodycore.digital présente les mêmes informations que celles affichées en boutique, sans supplément.

  1. Le costume de mariage à Cabestany Karim D., agent immobilier à Cabestany, est arrivé un mardi de février avec un costume acheté en ligne, taille 50, épaules trop larges de deux centimètres et bas de pantalon à reprendre de sept centimètres, alors qu'il se mariait le 12 avril et que deux retours au vendeur n'avaient rien réglé. Julien Simon, à l'accueil, a pris les mesures en dix minutes, puis a proposé une reprise d'épaules, un raccourcissement des manches et un ourlet à 1,5 cm du sol, chaussures portées.
  2. Les blousons du club de Saint-Assiscle Le club de rugby amateur de Saint-Assiscle est venu en octobre avec dix-sept blousons de survêtement, fermetures éclair grippées pour onze d'entre eux, écussons décousus sur six, budget serré et premier match à domicile dans trois semaines.
  3. La chemise de la librairie du centre-ville La librairie Torcatis, rue des Marchands, a apporté en mars quatre chemises de travail pour l'équipe, col abîmé et poignets effilochés, parce que le gérant, M. Pascal Rieu, préférait garder la coupe d'origine plutôt que de recommander du neuf en espérant que la nouvelle série taille pareil.
  4. Qui nous ne servons pas Nous ne prenons pas les commandes d'uniformes professionnels en grande série, au-delà d'une vingtaine de pièces identiques, parce que le boulevard Carnot n'a ni la place ni la chaîne de production pour cela et que l'atelier travaille pièce par pièce.
  5. Les cas qui reviennent le plus Sur les douze derniers mois, au 109 boulevard Carnot, la majorité des demandes concerne des ourlets de pantalon, des reprises de fermeture éclair et des ajustements de taille, puis viennent les boutonnières à refaire sur des vestes de travail et les doublures de manteau à remplacer avant l'hiver.